7 Jeunes femmes (et nous et nous!!!) font pétiller la blogosphère provençale. Elles nous dévoilent leurs bons plans culture et loisirs. (Cliquez sur les images pour lire l'article paru dans...)
LA CLASSE MONDIALE!
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7 Jeunes femmes (et nous et nous!!!) font pétiller la blogosphère provençale. Elles nous dévoilent leurs bons plans culture et loisirs. (Cliquez sur les images pour lire l'article paru dans...)
LA CLASSE MONDIALE!
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Dessin
inspiré de Fontaine, 1917/1964
Titre
attribué : Urinoir
L'original, perdu, a été
réalisé à New York en 1917. La réplique a
été réalisée sous la direction de Marcel
Duchamp en 1964 par la Galerie Schwarz, Milan et constitue la 3e
version. Faïence blanche recouverte de glaçure céramique
et de peinture, 63 x 48 x 35 cm
" Le grand ennemi de l'art, c'est le bon goût."Cette citation appartient à Marcel Duchamp, un des artistes
incontournables du Xxème siècle. Elle nous dit déjà beaucoup de choses sur
l’attitude principale de cet artiste, né en 1887 en France (et mort en 1968),
devenu célèbre pour être entre autre, l’inventeur du ready made.
Marcel Duchamp, nu dans un escalier, 1912.
Duchamp est peintre à l’origine : parmi ses travaux,
l'un d'entre eux est particulièrement célèbre, le Nu
descendant un escalier ,
qui date de 1912 et dans lequel on peut apercevoir une figure humaine en
mouvement. Ce qui intéressait l’artiste dans cette toile, c’était de décrire le
mouvement d’une figure assez classique (un nu) à la manière des futuristes et des
cubistes. Cela ne doit pas étonner, si on pense que pendant les mêmes années, d’autres
artistes (principalement Umberto Boccioni en Italie) exploraient la façon
d’introduire le mouvement dans une œuvre de peinture ou de sculpture, sans
utiliser les moyens d’aujourd’hui, la vidéo notamment. Mais
Duchamp est entré dans l'histoire (de l'art) pour autre chose. Quelques années
plus tard, toujours suivant son intention iconoclaste et provocatrice, il a
crée le ready made. Il adopte un objet de la vie quotidienne (tel qu’un porte
manteau, un égouttoir ou un urinoir), le met sur un socle classique de musée et
le signe. Un geste apparemment banal, mais qui change l’histoire de l’art du
Xxème siècle : la vie quotidienne fait son entrée dans les salles des
musées, l’artiste n’est plus « celui qui crée », celui qui se salit
les mains de peinture, mais celui qui opère un geste de choix, de sélection
d’un objet et qui l’élève au statut d’œuvre d’art. Ce geste, de plus, met le
spectateur dans une position privilégiée : il n’est plus un
« spectateur », c’est-à-dire une personne qui regarde tout simplement
(« spectare », en latin signifie regarder), mais il devient
« participant », c’est – citant encore notre cher Duchamp – lui qui
« fait l’œuvre ».
Or, si on retourne à ce geste presque cent ans plus tard, que peut-on en dire ? Cela vous est-il déjà arrivé de visiter un musée d’art contemporain et de tomber sur un objet quelconque en vous demandant « Mais ce truc, c’est une œuvre d’art ou pas ? ».
Lire la suite "Le grand ennemi de l'art, c'est le bon goût (by Stefania)" »
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Constant, fondateur du groupe Cobra, Guerre,1951.
Une fois n'est pas coutume, j'ai choisi de vous parler d'art moderne et non directement d'art contemporain. Mais quelle est la différence me direz-vous? Il s'agit d'une distinction, avant tout mais pas seulement, chronologique: l'art moderne débute en 1905 et s'achève dans les années 1960, vient ensuite l'art contemporain. Une exposition réussie qui se tient en ce moment au musée des Beaux Arts de Lyon (Oui je suis capable de passer le périph!) me pousse à sortir de notre chère contemporanéité. Repartir à zéro, comme si la peinture n'avait jamais existé nous accueille avec la vidéo du champignon atomique d'Hiroshima. Dans la même salle : des images vidéos des camps de concentration. Le décor est planté et le questionnement est immédiat : comment faire de l'art après de tels drames?
Les commissaires de l'exposition (Sylvie Ramon et Eric De Chassey) ont choisi de présenter les œuvres d'artistes qui retournent aux formes dites primitives, essentielles comme Jean Fautrier afin peut être de supprimer définitivement l'aspect superficiel de l'art. 2 interviews très courtes et extrêmement intéressantes, sur ce qu'est l'art moderne et l'intérêt de s'y intéresser aujourd'hui, peuvent être visionnées ici.
Elément important à signaler: des salles sont consacrées au mouvement Cobra, courant assez peu montré en France, sans doute car ses membres sont souvent perçus comme très extrêmes car appartenant tous à la gauche dure, mais c'est aussi car ce groupe a eu une durée de vie très courte : 3 ans. Il s'agit également d'un mouvement très expérimental difficile à appréhender sans le caricaturer.
Marc Rothko, Orange and Yellow, 1956.
De salles en salles, nous nageons dans l'abstraction plus ou moins colorée quand soudain, dans un espace de plus de 7 mètres de hauteur, trône une peinture de Rothko accompagnée d'une citation du maître : "Un tableau doit être une révélation, la résolution inattendue et sans précédent d'un besoin éternellement familier" (1947). A chaque fois, ses peintures me fascinent (comme ce fut le cas dans l'exposition Trace du sacré à Beaubourg), alors je m'assois et contemple un instant. A l'étage, deux vidéos montrent Jackson Pollock et Hans Hartung en train de créer (au travail). Le document vidéo est toujours passionnant car il permet de se rendre compte du travail physique déployé par les artistes, de leurs techniques. Jackson Pollock est un artiste très important du XXe siècle qui initie le courant de l'expressionnisme abstrait en concevant la peinture telle une quête sur le sens véritable de l'existence humaine . Ses tableaux dégagent une grande force tant la peinture y semble encore en mouvement. Hans Hartung, tout comme Jackson Pollock, est un des tenants de l'art abstrait des années 1950. Il pense que le geste de l'artiste est aussi important que l'œuvre elle-même.
Lauwrence Kupferman, Life Process,1951,Watercolor and Ink on Paper.
Repartir de zéro c'est aussi retravailler la toile pour créer un nouvel espace, une nouvelle surface, un nouveau monde. C'est l'option choisie par William de Kooning, Robert Motherwell ou bien encore Lawrence Kupferman injustement méconnu alors qu'il aborde l'abstraction d'une façon très originale.
L'art moderne fournit de nombreux éléments de compréhension de l'art contemporain si l'on s'y arrête un instant. Comprendre le contexte historique de cette époque aide à mieux appréhender l'art de notre temps et a avoir un peu de recul et donc des jugements moins hâtifs sur les œuvres qui nous entourent aujourd'hui. Si l'art moderne vous intéresse, quelque soit l'endroit où vous habitiez, vous trouverez dans de nombreux musées de Beaux-Arts un certain nombre d'œuvres de cette période avec lesquelles vous pourrez vous familiariser.
Et pour le plaisir, voici un aperçu de l'exposition que je viens de vous présenter!
Repartir à zéro, comme si la peinture n'avait jamais existé 1945-1949, Musée des Beaux-Arts de Lyon du 24 octobre au 2 février 2009. Ouvert tous les jours sauf mardi et jours fériés de 10h à 18h, vendredi de 10h30 à 18h.
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Etes-vous adeptes de cette croyance ? Moi non, en règle générale ma première impression d’une personne est très révélatrice et souvent juste.
Il suffit que vous vous soyez trouvés dans ma situation pour comprendre cet article et imaginer mon état d’âme. Me voici habitante d’un pays étranger dont je connais très peu la langue. Moi qui suis ouverte et plutôt communicative, c’est un peu frustrant de ne m’exprimer uniquement que par monosyllabes, en ayant toujours recours aux mêmes mots et en faisant des phrases courtes et pauvres. Je ponctue mes dialogues de grands sourires (histoire de dédramatiser la situation, très embarrassante) et naturellement de gestes (je suis italienne, non?).
Chaque fois je me demande l’impression faite sur mes interlocuteurs (mes collègues du cours de langue, mes voisins, l’employée de la poste, la caissière du supermarché ou le proprietaire de mon appartement) ; comment reçoivent-ils cette tentative d’échange ? Arrivent-ils à comprendre qui je suis vraiment? Perçoivent-ils en moi la fille gentille (et pas timide pour un sous) que je suis ?
Le travail d’une artiste italienne m’est alors revenu à la tête, pendant ces jours de questionnements.
Lire la suite "Les apparences sont “souvent” trompeuses (by Stefania)" »
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Cela
fait bientôt 10 ans que je pratique le yoga, et c'est par ce
biais que j'ai découvert une manière d'appréhender
l'intérieur de mon corps (organes, systèmes). Fascinée
par ce qu'il se trame en nous, j'ai couru voir l'exposition Our Body,
à corps ouvert, qui a fait escale à Marseille.
Officiellement, l'expo propose de « montrer au public ce que seuls les médecins et les scientifiques avaient la faculté de voir , de manière pédagogique», en mettant en scène de véritables corps humains conservés selon une nouvelle technique appelée plastination. (une technique visant à préserver des tissus biologiques en remplaçant les différents liquides organiques par du silicone ).
Le décor est planté. Je vais payer 15,50 EUR pour aller voir des macchabées. Mais la curiosité l'emporte, je suis extrêmement impatiente de VOIR ce dont nous sommes faits (formes, couleurs) et comment ça marche. Concrètement, l'exposition est organisée de la sorte: 7 salles décrivent les différents systèmes qui régissent notre survie: le système osseux, musculaire, nerveux, digestif, urinaire, cardio-vasculaire, et respiratoire. Chaque section présente à la fois des organes et des corps humains. Les corps sont disséqués, découpés en lamelles, écorchés...
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De gauche à droite: Rafael Grassi Hidalgo et Anne-Charlotte Depincé, les lauréats du prix de novembre 2008, Sophie Germa, maire adjointe chargée de la culture, Catherine Viollet, conseillère culturelle aux arts plastiques, et Alain Audoubert, maire de Vitry sur Seine.
Félicitations à Anne-Charlotte Depincé qui vient d'obtenir le prix international de peinture de la ville de Vitry. Ce prix fête cette année sa 40ème édition, il réunit chaque année des centaines de candidats et récompense 2 lauréats qui présentent 1 oeuvre unique. La récompense est un chèque de 5.500 euros, l'entrée de l'oeuvre dans la collection d'art de la ville de Vitry, et un catalogue des oeuvres de l'artiste en perspective.
Quelle bonne nouvelle pour notre Marseillaise d'adoption, dont vous pouvez retrouver la vidéo de sa rencontre avec Lifeproof ici.
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