Feathers, plastic material, paper pelletizes, Vandergraaf generator, timer, movement detector, wood / Plumes, matière plastique, pastilles de papier, générateur Vandergraaf, timer, détecteur de mouvement, bois
6.6 feet x 34 1/4 inches x 34 1/4 inches / 198,5 x 87 x 87 cm (courtesy site Emmanuel Perrotin)
Lionel Esteve, vue de l'exposition "How to lie" à la Galerie Emmanuel Perrotin.
Je vous recommande de faire l’expérience de ce type d’expédition très intéressante d’un point de vue sociologique mais beaucoup moins d’un point de vue artistique malheureusement. En effet, lorsque l’on s’attarde plus sur les excentricités vestimentaires des visiteurs que sur les qualités des œuvres, cela signifie que ces dernières sont inexistantes, au mieux insuffisantes. Passant d’une rive à l’autre, vous découvrirez deux mondes bien différents tant du point de vue des visiteurs que des œuvres présentées. Cette fois, et ce n’est pas la première, le constat est globalement navrant.
Déballage de valeurs sûres chez « the so famous Emmanuel Perrotin » et d’œuvres ultra glamours qui n’incitent nullement à la réflexion. Peut-être un effet de la crise me direz-vous ? Sans doute. Citons tout de même l’un de ces artistes exposés impasse Saint Claude, Lionel Esteve qui souhaite, dans le communiqué de presse de son exposition How to lie, « aérer notre esprit » mais aérer ne veut pas dire vider !
Alors que l’art a une véritable place à prendre dans les questionnements actuels, notamment politiques, il n’en est rien pour la majorité des artistes exposés bien au contraire, l’art est ici devenu un divertissement, pire une bonne décoration.
Mircea Cantor, "White sugar for black days", vue d'exposition à la galerie Yvon Lambert.
C’est encore le galeriste Yvon Lambert qui s’en sort le mieux en présentant une exposition monographique de Mircea Cantor. Les contenants devenus contenus vous charmeront probablement par la pureté de leurs lignes.
Autre œuvre valant un
déplacement, le film de Ryan Gander dans la deuxième
salle d’exposition de la galerie gb agency. Il
s’agit d’une vidéo où un homme rejoue une scène
d’un film de Julian
Schnabel²
de 1997 sur la vie de l’artiste Jean-Michel Basquiat. Cela se passe
dans un parc en Angleterre et j’ai eu un grand plaisir à me
perdre avec la voie off dans les méandres de la réflexion
ayant abouti à la réalisation de cette scène.
Notons pour finir l’intérêt du mobilier d’architecte proposé à la galerie Jousse Entreprise qui se trouve également dans le 13è arrondissement. Ce fut une vision bienfaisante que ces objets ayant vécu, loin des paillettes. Enfin !
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Emanuel Perrotin possède deux espaces d’exposition à
Paris intra muros le 76 rue de Turenne et le 10 passage Saint
Claude. 2
Julian Schnabel est un artiste et cinéaste américain
né en 1951.
Retrouvez toutes les informations concernant les galeries citées dans l'article, en tapant "rue Louise Weiss" dans Google!