Visuel extrait de la performance de Chris Burden, Shoot, 1971.
Par une plutôt belle soirée pré-printanière, j’ai encore une fois passé le périphérique pour me rendre à Aubervilliers. Dans un lieu qui annonce d’entrée de jeu la couleur : les Laboratoires. Des artistes de tout poils y expérimentent beaucoup de choses à forte connotation créative. Quoi de plus fantastique que l’expérimentation, ce moment où rien n’est figé, quand tout se crée et se recrée?
Ce soir là c’est de théâtre qu’il s’agissait. Un théâtre de l’extrême où les corps et les esprits sont poussés dans leur retranchement. Le concept développé est celui d’un théâtre permanent. Pendant un an, du 1er au 24 de chaque mois, des acteurs vont jouer une pièce tous les soirs. A cela s’ajoute des « ateliers de retransmission » chaque matin où chacun peut venir « faire du théâtre » avec les comédiens de la troupe. Les après-midi sont consacrées aux répétitions des prochaines pièces. Et oui, car les œuvres jouées changent tous les deux mois. Imaginez le nombre d’heures de travail dans une journée pour ces comédiens et alors vous comprendrez sûrement le parallèle que je vais faire avec l’art de la performance.
Revenons d’abord sur cette pratique artistique qu’est la performance. A la différence d’un acteur qui « joue », l’artiste plasticien met en scène une action qu’il réalise véritablement. L’exemple le plus fréquemment cité est celui de Chris Burden se faisant tirer une balle dans l’épaule dans le contexte de la guerre du Vietnam. (Shoot, 1971) La performance est souvent liée à l’idée d’épreuve ou d’endurance, c’est en cela que l’expérience du théâtre permanent me semble être une sorte de performance pour ces comédiens.
Et puis nous sommes dans une pièce
sans décor ni costume avec une réelle concentration sur
la force du texte et sur une mise en scène puissante qui peut
rappeler les performances de Joseph Beuys (I like America and
America likes Me) ou bien encore celles de Gina Pane
(Partitions ).
Et enfin, devant ces acteurs allant à l’essentiel, qui répètent inlassablement, on se sent bien car en harmonie de corps et d’esprit avec ce qui nous entoure. Ce sentiment si rare d’être au bon endroit au bon moment.
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THEATRE PERMANENT aux Laboratoires D'Aubervilliers
Jouer tous les soirs - REPETER TOUS LES JOURS- Transmettre en continu
Gwénaël
Morin
du 1er janvier au 31 décembre 2009 Mars - Avril :
Tartuffe d’après Tartuffe de Molière (du 1er au 24 de
chaque mois sauf dimanche et lundi)
JOSEPH BEUYS I like America and America likes me
Trés belle narration sur cette performance en cliquant ici.
voila , juste pr dire qiue quoi qu'on raconte moi j'aime bcpvlire ton blog! ;)
Rédigé par : montreal | 27 avril 2009 à 05:41