"Ouille ouille ouille, cette fois la Justine elle est descendue au ras des Pâquerettes, elle va nous commenter le dernier film à gros budget d'Hollywood: Avatar...". Vous êtes en droit de penser cela, mais je mets de côté mon orgueil pour vous parler d'un film "not too bad" sous divers aspects.
D'abord: la 3D. Absolument génial! Je suis rentrée dans la salle assez morose, j'ai enfilé mes lunettes et dès les premières scènes, j'ai fait des ouhahhhaa et des ohhhhhhh sans pouvoir me contrôler. Tout devient beau: une goutte de sueur que je pourrais prendre dans la main, la canopée luxuriante de la forêt de Pandora, les nuits magiques aux couleurs phosphorescentes; Une plume vous caresse le visage. Une arme vous braque. En 3D, les émotions sont à la chaîne.
C'est très fatiguant pour l'esprit qui accumule les informations visuelles et sensorielles durant les 2h45 du film. Je me dispense de vous raconter l'histoire que vous pourrez facilement trouver sur internet; Mais laissez moi partager avec vous quelques réflexions sur la force de ce spectacle: faire adhérer le grand, le très grand public à une œuvre de science-fiction dont l'histoire est courue d'avance.
Si l'on est pas déçu par le scénario (relativement prévisible et très américain), la créativité déployée sur le plan esthétique du film m'a transportée dans un monde merveilleux dont j'ai eu du mal à me détacher: cascades géantes, montagnes en apesanteurs, arbres sacrés des âmes, tel est le décor des créatures hybrides du film.
Côté culture, c'est assez simple mais tout aussi efficace: le réalisateur reprend les archétypes des cultures primitives versus la culture occidentale et nous fait adhérer aux mythes fondateurs d'un univers cosmique dont les forces invisibles régissent les liens entre les êtres vivants. Un petit tour du côté du bouddhisme, de l'animisme et de l'hindouisme et on se retrouve en boite comme des cons, avec notre seule isme: le capitalisme.
Bon, le lien avec l'art contemporain: ben à vous de trouver, moi en ce moment ça me sort par les trous de nez.
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