Toutefois, depuis le changement de direction en 2006, l’austérité des expositions et des visiteurs a pris le pas sur la fantaisie et l’hétérogénéité.
Ne sombrons pas dans le « c’était mieux avant » car le Palais de Tokyo a toujours été un endroit très à la mode où le « tout Paris chic et branché » aime se montrer. L’art n’y était pas toujours du meilleur goût mais c’était toujours drôle et bon enfant. L’art n’y est toujours pas du meilleur goût et désormais c’est ennuyeux, voire triste.
Après des mois d’absence, j’y retourne avec optimisme. Les vernissages sont tout sauf l’occasion de vraiment regarder les œuvres mais j’aime le côté expérience sociologique de ce type d’événement pseudo-mondain.
Titre de l’exposition Pergola probablement née d’une séance de brainstorming ratée visant à dénicher un mot un brin désuet et complexe.
Sculpture de Valentin Carron
Critiquer de façon trop
appuyée l’art contemporain n’est, pour moi, pas chose facile car
nombreux sont ceux qui s’y adonnent en usant d’arguments d’une
pertinence proche du néant. Néanmoins cette fois-ci le Palais de Tokyo
a eu raison de ma ferveur. Cette exposition thématique repose sur la
disparition de la pergola d’une maison construite en Suisse par Le
Corbusier et qui se retrouve, par une incroyable ellipse temporelle,
accolée à un autre fait : le journaliste irakien Muntazer Al-Zaidi
lançant ses chaussures à la tête de Georges W. Bush.
Mais quel peut bien être le rapport entre ces deux faits, sans parler de la comparaison plus que douteuse entre la disparition d’un élément d’architecture et un geste politique ?
Rassurez-vous, le petit dépliant nous indique que cette exposition nous parle « des formes et des vies effacées demandant réparation ». Un visiteur non averti pourrait croire à une blague, il n’en est rien.
Valentin Carron et son méchant crépi vert amande sale et ses sculptures parodiant les grands thèmes de la sculpture moderne déçoivent ou, pire, laissent totalement indifférent.
Notons tout de même une certaine réflexion sur l’art et l’espace urbain avec le jeune artiste montant Rafael Zarka et, une vraie découverte, l’artiste allemande Charlotte Posenenske dont les œuvres des années 1960 sont tout à fait remarquables.
Boire pour oublier, c’était la seule solution. J’avais, bien sûr, déjà consommé quelques verres avant d’arriver sur les lieux, mais la bière du premier étage n’a pas épongé mes déboires artistiques et même Georges n’en finissait plus de me dire « but what else, what else ??? » et moi de répondre «unfortunetly nothing, just nothing. »Ambiance bière au premier étage du Palais
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